![]() Jean-Auguste-Dominique Ingres |
Pouqueville se lance avec passion et réussite dans sa nouvelle voie; En avril 1798 est créée l’armée d’Orient, placée sous les ordres de Bonaparte. Des scientifiques l'accompagnent, formant une Commission des Sciences et des Arts : l’Institut d’Égypte sous la direction de Desgenettes (né à Alençon en 1762). Pouqueville avec son maître le professeur Dubois est choisi pour faire partie du bataillon médical. à noter: parmi les savants, il faut citer Comté peintre, chimiste et mécanicien, né à Saint-Céneri près de Sées en 1755, qui inventa les crayons Comté en remplacement des crayons venus d'Angleterre! |
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Pouqueville restera peu de temps en Égypte, il tombe rapidement malade, après la bataille d'Aboukir (1er août 1798), victime d'une mauvaise fièvre, Kleber le charge de négocier l’échange des prisonniers avec l'Amiral Nelson. Il doit rentrer en urgence en France le 5 novembre 1798 et embarque sur une tartane livournaise. Au bout de trois semaines, le capitaine fait une erreur de navigation et le bateau se retrouve dans l'Adriatique! Il est transféré et livré au Pacha de Tripolitza (Tripolis en Grèce), Moustafa, vassal du Sultan avec qui la France était en guerre, il y restera une année. Moustafa, apprenant que son prisonnier est médecin, va le traiter avec douceur et lui réserve un traitement de faveur. Pouqueville visite la région de Tripolitza et des régions voisines, il est — en qualité de médecin — introduit un peu partout, il visite des harems et au cours de toutes ses randonnées, prend des notes et réfléchit sur le sort des Grecs dominés par les Turcs. La vocation de Pouqueville historien est en train de naître. Au début de l'année 1800, il est transféré en Turquie, à Constantinople. Là, le Sultan le fit enfermer dans le château des Sept Tours, le Yédi Koulé, prison d'État des sultans où il resta dix-huit mois. Pouqueville y retrouve un certain nombre de prisonniers français. Pour tuer le temps, il apprend le Grec moderne. Cette captivité dura près de deux ans, il quitte Constantinople le 16 Ventôse an X (1801). La paix est rétablie entre la France et la Turquie, Libéré, de retour en France, il reprend ses études médicales, passe son doctorat en médecine et sa thèse en latin. Peu à peu Pouqueville abandonne la médecine pour la littérature, il rassemble toutes ses notes qu'il a prises en Grèce et en Turquie et en1805 il publie son fameux "Voyage en Morée"en trois volumes qui eut un grand succès et fut traduit en allemand, en italien et en anglais. Sa connaissance de la région, et des langues locales en faisaient un incontestable agent diplomatique. Fin 1815, Il fut nommé consul général de France à Patras dans le Pénnopolèse jusqu'en 1816 (ou 17 ?). (Ali Pacha : Pacha de Janina, né en 1741, mort en 1822. Il s'empara de toute l'Albanie et d'une grande partie de la Grèce occidentale. Sans foi religieuse ni politique, s'appuyant sur des chrétiens et des musulmans, flattant et trahissant tour à tour Français, Anglais et Turcs, il se rendit, de fait, indépendant et, à force de crimes, amassa des trésors immenses.) Rentré définitivement en France, il se fixe à Paris. Il va fréquenter des hommes célèbres tels qui Chateaubriand, Arago, David d'Angers. * Voyage de la Grèce (5 puis 6 volumes, 1820, 1822 et 1826) |
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Une partie de ces pages ont pour source les recherches personnelles de Paul Vermet, Maire du Merlerault de 1977 à 1979
disponibles au Archives de la Mairie et publié dans le Réveil Normand, ainsi que celles de Francois de Pouqueville, descendant et unique homonyme, qui poursuit ses propres recherches et les publie sur le site de Wikipedia.



