Rollon (845-932 ou 933), parfois appelé Robert Ier le Riche. On le surnomme aussi Rollon le Marcheur, la légende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres pour plus de cent quarante kilos. Il fut le chef des envahisseurs vikings sur les côtes de la Manche. Il assiégea Paris puis Chartres.
Il reçut alors la Normandie du roi carolingien Charles III dit le Simple par le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911).
Il est considéré comme le fondateur du duché de Normandie. Il restaure la paix et la sécurité en Normandie permettant le début du retour de la vie monastique.
Au XI siècle, Richard Sainte-Scolasse,
compagnon d'arme du duc Richard
II de Normandie (dit Richard l' « Irascible » ou Richard le « Bon »,
duc de Normandie de 996 à 1026) fit don du domaine du Merle à l'un de ses guerrier....
Roger du Merle, sire du Merle-Raoul, épouse en 1059 Emma Giroye, fille de Gérouin, Baron d'Échauffour,
La famille du Merle fonde au 11e siècle un village primitif dit Le Merle Raoul, situé au Bois du Mesle.
C'est un Plein fief de haubert (ou de chevaliers) relevant de la châtellenie de Sainte-Scholasse, il comprend alors moulins à vent et à eau, à foulon, four banal, une église collégiale dédiée à Saint-Nicolas, halle et marché.
Le château fort, construit pour la famille du Merle au XIe siècle, est incendié par le duc de Lancastre en 1356. Il sera repris en 1364, mais en piteux état après de violents combats contre Ferrando d'Ayens, chevalier anglais qui était alors commandant du Merlerault.
Les seigneuries du Merlerault, d'Aunou et la baronnie de Gacé furent données en 1423 au chevalier anglais Guillaume Glasdal, bailli d'Alençon.
Le chateau sera détruit à nouveau en 1436 par les Anglais et remplacé alors par un manoir, détruit lui-même avant 1811... Le village du Merlerault est rebâti alors à 2 kilomètres au N-E, à son emplacement actuel.
Thomas Rempston, chevalier anglais, devient seigneur du Merlerault en 1445.
Charles VII, roi de France, chasse les Anglais en 1450.
Sully et Henry IV y créent le Haras du Roi...
En 1665 Louis XIV à l'initiative de Colbert, crée
le Haras
du Pin, premier dépôt d'étalons de son
histoire.
En 1715 le Haras national du Pin est construit pour rassembler
en Normandie les haras du roi. Il remplace les haras royaux du
Merlerault et de Montfort-l’Amaury.
Au XVIIème, le Merlerault devient un des 18 relais
de poste de la route royale d'Alençon à Rouen, (déplacé à Nonant-Le-Pin
en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).
1831 pose de la première pierre des halles.
1868 ouverture de la station de chemin de fer sur la ligne Paris
- Grandville.
Le 18 septembre 1944 La place de la mairie est détruite par l'explosion de 3 camion américain remplie de munitions. Puis rebâti en 1957, avec des modifications importantes, une salle des fêtes est aménagée au-dessus de la halle.
Photo: La mairie en 1912 et en 2006
L' église paroissiale Saint Martin est construite après 1436, date du transfert du village du Merlerault, à son emplacement actuel ; les chapelles nord sont datées du début du 16e siècle ; l' ensemble est restauré au 19e siècle ; il est très endommagé en 1944 puis à nouveau restauré ; les fresques et les verrières de la chapelle sont détruites en 1944.
L'incendie de l'église du 12 août 1944
le Merlerault est traversé par un ruisseau appelé Saint-Martin,
la Touques prend sa source à Champ-Haut,
la Risle riche en chaux et en fer qui donnent aux chevaux leur musculature.
Le Merlerault est une région d’élevage du
cheval, de la vache normande et du bœuf.
Des haras de renom élèvent les meilleurs galopeurs
et trotteurs français.
La Gastine, La Beauvoisinière, situés sur la commune
d'Echauffour, la Genevraie, à Lignières, Nonant-le-Pin... le Haras
des Cruchettes, sur la commune du Ménil-Vicomte pratique
l’insémination artificielle équine...
Le Merlerault est réputé pour avoir été, pendant de nombreuses années, une Station du Haras du Pin pour les purs-sang anglais et les demi-sang trotteurs français.
En 1968, les Sociétés d'Argentan, Courtomer, Ecouché, Falaise, Le Merlerault, Nonant le Pin, Trun, Vimoutiers, se regroupent pour créer un hippodrome à Argentant pouvant accueillir en toute saison galopeurs et trotteurs.
L'hippodrome du Merlerault aurait été fermé en 1975.
Foucaud, seigneur de Merle, baron de Mesei, seigneur châtelain de Gacé, négocie en 1275 Le patronage alternatif de Gâpré avec l'évêque de Sées Thomas d'Aunou.
Il accompagne en 1295 Jean d'Harcourt alors lieutenant général de l’armée navale avec Mathieu IV de Montmorency au siège et à la prise de Douvres.
Élevé à la dignité de maréchal de France en 1302. La même année, Philippe le Bel lui confie ainsi qu’au maréchal Miles X de Noyers et au connétable Gaucher de Châtillon la charge du comté de Flandres.
L’année suivante, il bat les troupes de la garnison de Lille en leur faisant des prisonniers et chasse les Flamands de Tournai. En 1304, il participe à la bataille de Mons en Pévéle avec le maréchal Miles X de Noyers.
Le roi Philippe le Bel l’envoie dans le Lyonnais 1310, à Vienne en 1313 et à l’armée de Flandres en 1314.
Pouqueville (1770-1838) prêtre, instituteur, médecin, diplomate, historien et voyageur.
Le docteur Léon Labbé (né le 29 septembre 1832, 21 mars 1916) fut l'un des plus brillants chirurgiens de son époque. il est l'inventeur de la gastrotomie et fut un inlassable promoteur de la vaccination contre la typhoïde. Sénateur de l'Orne élu 24 avril 1892 .
Louis-Edmond Guitry (né le 1er novembre 1815 - 1889) , père de Lucien Guitry, grand-père de Sacha Guitry.
Marie-Louis-Achille Périer, comte de La Genevraie (1787-1853). Blessé au visage le 13 mars 1814 à Reims, il dut porter un masque de cuir. Il entre dans la légende grâce au roman Nez-de-cuir de Jean de La Varende , il repose dans la chapelle familiale du cimetière de La Genevraie.
Marie Duplessis, née Alphonsine Plessis le 15 janvier 1824 à Nonant-le-Pin – a inspiré le personnage de Marguerite Gautier dans la Dame au camélia, roman d'Alexandre Dumas fils.
Charles X, roi de France de 1824 à 1830, fait halte au Merlerault (août 1830) durant sa fuite vers l'Angleterre...
Paul Harel, poète-aubergiste né à Échauffour le 18 mai 1854 et mort en 1927, chantre inégalable de son terroir :
Je suis l'amant des champs, des prés,
des bois.Je suis l'amant de la grande nature.
Et je me plais, vaine créature,
À l'admirer dans sa marche et ses lois.
Dernier ajout le 31-01-2010


